Comment le processus du GFF favorise-t-il l’équité ?
Le processus du GFF aborde la question de l’équité de différentes façons. Les dossiers d’investissement reposent sur des analyses rigoureuses des données et comprennent généralement une ventilation par facteurs tels que le lieu de résidence, le statut socioéconomique, la race/l’origine ethnique, le genre/le sexe et l’âge.
Dans les pays comme le Cameroun, le Kenya, le Libéria, le Mozambique et la République démocratique du Congo, ces efforts ont conduit à accorder la priorité aux régions ou aux populations pour lesquelles les indicateurs portant sur la nutrition et la santé étaient les plus mauvais. L’amélioration de la protection contre les risques financiers est un autre élément important de la démarche adoptée par le GFF en matière d’équité. La démarche dépend des contextes nationaux et recouvre la mobilisation de ressources gouvernementales nationales supplémentaires en faveur de la santé afin de réduire les obstacles financiers (comme les frais encourus par les usagers) et la mise en œuvre de régimes d’assurance maladie couvrant le coût des services essentiels (ou en réduisant au moins de manière significative le coût pour les utilisateurs). Le GFF utilise pour ce faire des outils pour promouvoir une approche fondée sur l’équité et contribuant aux résultats tels qu’EQUIST. Les efforts déployés par le GFF pour renforcer les systèmes d'information, comme les systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil constituent une autre dimension de l’approche de la question d’équité. Ces systèmes sont essentiels pour produire des données ventilées, suivre les progrès, et veiller à ce que l’ensemble des femmes, des enfants et des adolescents soient pris en compte, notamment en s’assurant que toutes les naissances sont enregistrées (ce qui peut donner accès aux nombreuses prestations auxquelles donne droit un certificat de naissance).