République Démocratique du Congo

Des investissements ciblés et rentables pour de meilleurs résultats de santé pour les femmes et les enfants    

Contact Gouvernement

Dr. Sylvain Yuma

Secrétaire général

@YumaSylvain

Les défis

La République démocratique du Congo (RDC) affiche l’un des taux de mortalité maternelle et infantile les plus élevés au monde. Les femmes donnent naissance en moyenne à 6,6 enfants et 42 % des femmes âgées entre 15 et 19 ans ont accouché ou attendent leur premier enfant. On estime que 58 enfants sur 1 000 meurent avant leur premier anniversaire, et que 104 enfants n’atteindront pas cinq ans. La malnutrition chronique touche 43 % des enfants de moins de cinq ans. Ces piètres résultats de santé sont liés à l’insuffisance de la couverture des services ayant un fort impact pour la santé reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent (SRMNEA) comme les soins anténatals et obstétriques et au manque de capacités en ce qui concerne les soins obstétriques d’urgence. L’instabilité politique chronique et les conflits armés aggravent la situation et rendait difficile pour la RDC d’accroître la part des dépenses publiques consacrées aux soins de santé.

L’action du partenariat du GFF  

La République démocratique du Congo, en association avec le GFF et les principales parties prenantes ont accordé la priorité au financement du développement d’un ensemble intégré de services décrit dans le plan national d’investissement, le plan national de développement sanitaire (PNDS) pour 2019–22.  Il accorde la priorité aux domaines essentiels, mais insuffisamment financés, de la planification familiale, de la nutrition, de la santé adolescente et de l’enregistrement et des statistiques de l’état civil.  Le leadership gouvernemental et le soutien des partenaires ont permis au GFF de contribuer à la hiérarchisation des interventions à fort impact dans les provinces pour lesquels les indicateurs affichent les moins bons résultats de santé. Tous les partenaires ont joué un rôle — le ministère de la Santé et les organisations de la société civile ont déterminé les priorités de SRMNEA-N ; l’UNICEF a analysé les goulets d’étranglement du système de santé ; l’OMS a fourni une assistance pour chiffrer le dossier d’investissement et le Secrétariat du GFF a contribué à la cartographie des ressources. Le GFF a également aidé à regrouper des financements pour le dossier d’investissement provenant entre autres de la Banque mondiale (IDA), du GFF, d’USAID, GAVI, et du Fonds mondial.  Le GFF apporte également un cofinancement de 10 millions de dollars pour appuyer le projet de 30 millions de dollars pour améliorer le développement humain en RDC : la Banque mondiale renforce son appui.

Les résultats

L’amélioration de l’allocation et de l’utilisation des financements pour le secteur de la santé en RDC ont déjà permis de réduire le coût des soins pour les patients, de renforcer la qualité des services et leur utilisation. Ainsi on enregistre près de 50 000 accouchements assistés supplémentaires et 60 000 femmes en plus ont pu bénéficier de soins postnatals entre 2017 et 2018. Le dossier d’investissement de RDC a permis d’aider les décideurs à opérer des choix difficiles d’allocation budgétaire et à choisir les services à développer et les groupes prioritaires. Le dossier d’investissement a ensuite servi à actualiser le plan national de développement sanitaire et à assurer que ces priorités sanitaires disposaient des financements appropriés — non seulement de la part des partenaires de développement, mais également du gouvernement. L’alignement du budget national de santé sur le nouveau PNDS permettra de suivre l’augmentation des dépenses nationales et externes sur les domaines prioritaires.

Le GFF vise à fournir un soutien technique en matière de gestion des finances publiques afin de remédier au faible taux d’exécution du budget : inférieur à 60 % au niveau national et ne dépassant pas 20 % dans de nombreuses provinces. Le GFF continue de fournir un appui technique pour faire correspondre le dossier d’investissement au cycle budgétaire et de planification du gouvernement et cherche à entreprendre une évaluation complète des registres et statistiques de l’état civil (CRVS), élaborer une stratégie nationale chiffrée de CRVS et un plan de mise en œuvre, et soutenir les campagnes de rattrapage des enregistrements par le biais des écoles.

Veuillez consulter le dernier rapport annuel du GFF pour apprendre comment la RDC a obtenu ces résultats.