République Démocratique du Congo

En République Démocratique du Congo, le GFF soutient les efforts déployés par les dirigeants du pays pour accélérer les progrès effectués en termes de couverture de santé universelle — en contribuant à garantir l’accès à des services de soins de qualité, à réduire les obstacles financiers à l’accès aux services de santé, et à mobiliser davantage de ressources pour améliorer la santé et la nutrition de la population.

Contact Gouvernement

Dr. Sylvain Yuma

Directeur du Département de la Santé de la Famille au sein du Ministère de la Santé

@YumaSylvain

Les taux de mortalité maternelle et infantile du pays sont parmi les plus élevés au monde ; les femmes donnent naissance en moyenne à 6,6 enfants, et 42 % des femmes âgées de 15 à 19 ans attendent leur premier enfant ou sont déjà mères. Sur chaque mille enfants nés, 58 n’atteignent pas leur premier anniversaire et 105 meurent avant d’atteindre l’âge de 5 ans. La malnutrition chronique touche 43 % des enfants de moins de 5 ans, soit l’un des taux les plus élevés au monde. Ces faibles résultats en matière de santé sont liés à des niveaux faibles de couverture efficace dans le domaine des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, santé de l’enfant et de l’adolescent (SRMNEA) ayant un fort impact et, en particulier, la médiocre qualité des services de soins anténatals et obstétriques.

Dossier d’investissement

Le cadre d’investissement de la République Démocratique du Congo découle des priorités du Plan national du développement de la santé 2016–2020. Il décrit quelles sont les interventions prioritaires à fort impact nécessaires pour obtenir des résultats long terme afin d’améliorer la SRMNEA-N. Le cadre du programme identifie les interventions prioritaires et met l’accent sur les domaines insuffisamment financés comme le planning familial, la nutrition, la santé adolescente et l’établissement des faits et statistiques d’état civil. Le budget de ces interventions est déterminé au moyen de l’outil « ONE HEALTH » qui présente le cadre de mise en œuvre et le rôle des différentes parties prenantes. Le cadre utilisé pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre sera celui du Plan national du développement de la santé 2016–2020.

Le dossier d’investissement a établi les priorités suivantes :

  1. Étendre la formule intégrée des services de SRMNEA-N, comprenant la mise à disposition de services médicaux et psychosociaux pour les victimes de violence sexuelle et sexiste.
  2. Améliorer la santé reproductive et adolescente.
  3. Accroître la couverture et améliorer la qualité des services de nutrition en adoptant une approche multisectorielle.
  4. Accélérer l’accès à l’eau potable et l’utilisation de services d’hygiène et d’assainissement améliorés.
  5. Utiliser le financement basé sur les résultats.
  6. Adopter une approche communautaire.
  7. Renforcer la chaîne d’approvisionnement.
  8. Améliorer la répartition géographique et la qualité des ressources humaines.
  9. Accroître les ressources budgétaires pour l’efficience des services de SRMNEA-N et leur accessibilité aux pauvres.
  10. Renforcer la gouvernance.
  11. Renforcer les systèmes d’information de santé : créer des liens entre le DHIS2, une plateforme de gestion des données santé et les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil.
  12. Établir un système opérationnel d’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil.

Fonctionnement du partenariat du GFF en République Démocratique du Congo

Le GFF a pu déployer ses efforts pour aider à prioriser les interventions à fort impact dans les provinces ayant les indicateurs de santé les plus bas grâce au leadership du gouvernement et au soutien de nombreux partenaires ayant une longue expérience de la SRMNEA-N en RDC. Le ministère de la Santé s’est concentré, en collaboration avec des représentants de la société civile, sur la définition des priorités de la SRMNEA‑N ; l’UNICEF a procédé à l’analyse des goulets d’étranglement du système de santé ; l’OMS a aidé à calculer le coût du dossier d’investissement ; et le Secrétariat du GFF a participé à l’exercice de cartographie des ressources avec l’appui de l’État et de plusieurs bailleurs de fonds.

Le GFF a contribué à renforcer l’alignement des interventions et des financements pour l’ensemble de services de santé essentiels, grâce à la mise en commun des ressources de la Banque mondiale (IDA), du GFF, d’USAID et du Fonds mondial. Gavi, l’Alliance pour le vaccin, le FNUAP, le Fonds mondial, l’UNICEF ainsi que le Canada et les États-Unis (USAID) apportent des financements complémentaires alignés avec le dossier d’investissement du GFF en RDC.

Bien que la plateforme du GFF privilégie les provinces pour lesquelles les indicateurs de santé et socioéconomiques sont les plus faibles, plusieurs bailleurs de fonds, parmi lesquels la Banque mondiale, l’UNICEF, l’Union Européenne, le Fonds mondial, Gavi et de nombreuses autres entités apportent des contributions importantes aux provinces non incluses dans le dossier d’investissement dans le but d’assurer une couverture de santé universelle en finançant la SRMNEA-N.

Financer les investissements prioritaires de la RDC

Les partenaires contribuant au financement des priorités nationales comprennent Gavi, l’Alliance pour le vaccin, le FNUAP, le Fonds mondial, l’UNICEF et les États-Unis (USAID).