Ouganda

En tant que pays de la seconde vague du GFF, le gouvernement de l’ Ouganda a commencé à travailler sur le processus du GFF à la fin de 2015.

Contact Gouvernement

Dr. Jesca Nsungwa Sabiiti

Government

@MinofHealthUG

État des lieux

L’Ouganda a connu une amélioration significative dans les indicateurs relatifs à la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent(e) (SRMNEA). Les deux évolutions les plus remarquables sont le recul du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans et du taux de mortalité maternelle, qui, entre 1990 et 2015, sont passés respectivement de 187 à 62 décès pour 1 000 naissances vivantes et de 780 à 360 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cependant, malgré ces améliorations, le système de santé continue à faire face à des défis : les infrastructures de santé, les équipements et les fournitures médicales restent insuffisants pour répondre aux besoins en matière de SRMNEA. En outre, les disparités économiques et géographiques persistent : par exemple, 43 pour cent des femmes qui font partie du quintile le plus pauvre accouchent sans l’aide d’un agent de santé qualifié, contre 87,5 pour cent des femmes du quintile le plus riche.

Plateforme nationale

Le gouvernement de l’Ouganda s’appuie sur un mécanisme de coordination existant pour conduire le processus de participation au GFF et travaille étroitement  avec un large éventail de partenaires.

Dossier d’Investissement

Le fait d’avoir été choisi pour faire partie de la seconde vague de pays à bénéficier du GFF a incité l’Ouganda à relancer un processus amorcé en 2013 pour l’élaboration d’un Plan Renforcé (Sharpened One Plan) pour la SRMNEA. Ce plan définit cinq « réorientations stratégiques » :

  1. La promotion de solutions à fort impact qui reposent sur des données factuelles, incluant l’identification d’un ensemble d’interventions pour chaque niveau de la prestation de services ;
  2. L’accroissement de l’accès pour les populations les plus vulnérables, en privilégiant des mécanismes de prestation de services qui opèrent de façon synergique ;
  3. Le recours à un ciblage/séquençage géographique afin de déterminer où cet ensemble d’interventions devra être déployé en premier ;
  4. La prise en compte du contexte multisectoriel, en se concentrant tout particulièrement sur la santé des adolescent(e)s ;
  5. Une redevabilité mutuelle pour les résultats de la SRMNEA, notamment à travers le renforcement des systèmes d’information (y compris les systèmes d’enregistrement et des statistiques de l’état civil).

Le Plan Renforcé pour la SRMNEA détaille chacune de ces réorientations stratégiques, notamment ses implications en matière de renforcement des systèmes de santé et des capacités requises pour mettre le Plan en œuvre. Par exemple, le Plan Renforcé met l’accent sur le renforcement de la gestion de la santé au niveau des districts et sur l’extension de la prestation de services au niveau communautaire. Il préconise également un accroissement des capacités via des pôles de compétences de santé. En outre, le Plan Renforcé a pour objectif de lever les obstacles du côté de l’offre (tout particulièrement en généralisant les financements fondés sur les résultats au niveau des établissements de soins), ainsi que du côté de la demande (entre autres en recourant plus largement aux bons et en mettant en place des activités destinées à accroître la demande de services de SRMNEA).

Un certain nombre de bailleurs de fonds envisagent d’apporter un financement complémentaire pour le Dossier d’Investissement ougandais, à savoir les gouvernements du Royaume-Uni et des États-Unis, ainsi que Gavi, l’Alliance pour la Vaccination, et la Banque Mondiale et cela, avec des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA) et du Fonds Fiduciaire du GFF.

Stratégie de financement de la santé

Le gouvernement de l’Ouganda a finalisé sa stratégie de financement de la santé, qui énonce les objectifs suivants :

  1. Assurer une mobilisation équitable, efficiente et durable des ressources adéquates pour financer la prestation de services de santé essentiels conformément aux plans de développement du secteur de la santé ;
  2. Instaurer et déployer un Système de Protection Sanitaire et Sociale et en faire bénéficier 30 pour cent de la population ougandaise d’ici à 2025 ;
  3. Accroître l’efficacité de la mutualisation et renforcer les mécanismes d’achat stratégiques afin de permettre, d’ici à 2025, une allocation équitable et efficiente des ressources ainsi que la prestation de services de santé de qualité ;
  4. Développer de nouvelles modalités institutionnelles et renforcer les modalités existantes afin d’assurer la redevabilité et la transparence de la gestion et de l’utilisation des ressources ;
  5. Renforcer les mécanismes requis pour assurer des partenariats harmonisés et efficaces pour le financement ainsi que pour la prestation des services de santé, y compris en faisant intervenir des acteurs extérieurs et le secteur privé, d’ici à 2025 ;
  6. Renforcer les systèmes nécessaires pour produire en temps opportun des informations sur le financement et les dépenses de santé, afin d’orienter la politique publique et la prise de décisions.