Mozambique

En tant que pays de la seconde vague du GFF, le Mozambique saisit les  opportunités offertes par le GFF  pour mobiliser un financement durable au profit d’interventions à fort impact axées sur la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent(e) (SRMNEA)et catalysant des résultats. Le pays en est actuellement au début du processus du GFF.

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État des lieux

Au cours de la dernière décennie, le Mozambique a considérablement réduit ses taux de mortalité maternelle et juvénile. Entre 1997 et 2011, la mortalité infantile est passée de 135 à 64 décès pour 1 000 naissances vivantes ; la mortalité des enfants de moins de cinq ans a été divisée par deux, passant de 201 à 97 décès pour 1 000 naissances vivantes. En outre, la mortalité maternelle a été réduite de 692 à 408 décès pour 100 000 naissances vivantes (EDS, 1997 et 2011). Cependant, malgré ces progrès, la mortalité maternelle est encore élevée, la population reste sous-alimentée — 43 pour cent des enfants de moins de cinq ans présentent un retard de croissance (DHS, 2011) —, et les disparités socio-économiques persistent. Par exemple, 89 pour cent des femmes qui font partie du quintile le plus riche accouchent en présence d’un personnel qualifié, contre 31 pour cent des femmes dans le quintile le plus pauvre (Countdown, 2015).  

Plateforme nationale 

TLe Mozambique s’appuie sur une plateforme de coordination existante du secteur de la santé  pour mobiliser  diverses parties prenantes nationales et internationales, notamment le secteur privé, en faveur de la SRMNEA. Afin d’assurer une conduite efficace du processus mis en place par le GFF, le Ministère de la Santé a constitué un groupe d’action spécifique, supervisé par le Directeur National de la Santé Publique. 

Dossier d’Investissement

Le Mozambique s’attache actuellement à définir ses priorités d’investissement sur la base de données factuelles. Ce processus implique une analyse des besoins des populations, des régions et des provinces en matière de SRMNEA, ainsi qu’une analyse  des principaux obstacles entravant le bon fonctionnement du système de santé. Ce processus suppose également d’examiner les interventions à base communautaire, les interventions ancrées dans les formations sanitaires et les interventions de proximité afin de déterminer la combinaison d’interventions la plus susceptible d’accroître l’utilisation ainsi que la couverture des services de SRMNEA et cela, de manière durable. En plus de ces interventions à fort impact, le Dossier d’Investissement inclura des interventions destinées à renforcer le système national de santé.

Plusieurs partenaires ont fait part de leur volonté d’engager des  ressources ou d’aligner  leurs financements en fonction du Dossier d’Investissement. Ces partenaires incluent le Département Britannique du Développement International (DFID) ; Gavi, l’Alliance pour la Vaccination ; le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, le Gouvernement des Pays-Bas ; et, la Banque Mondiale, avec des financements de l’Association Internationale de Développement (IDA) et du Fonds Fiduciaire du GFF. 

Stratégie de financement de la santé

Les autorités mozambicaines piloteront l’élaboration d’une stratégie de financement de la santé visant à la fois à mobiliser des ressources nationales, notamment à travers le  secteur privé et grâce à des gains d’efficience, et à attirer des financements extérieurs supplémentaires. Le développement de cette stratégie s’appuiera sur les travaux en cours au Ministère de la Santé et visera  à faire le point sur les moyens financiers actuels, à définir des solutions réalistes pour remédier aux déficits de financement existants et à établir un plan de mise en œuvre.