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Alors que la COVID-19 continue de perturber les systèmes de santé, les nouvelles tendances montrent que donner la priorité à la santé des femmes, des enfants et des adolescents augmente la résilience des systèmes de santé

Rapport du Mécanisme de financement mondial : Alors que la COVID-19 continue de perturber les systèmes de santé, les nouvelles tendances montrent que donner la priorité à la santé des femmes, des enfants et des adolescents augmente la résilience des systèmes de santé – et soulignent la nécessité de réaliser des investissements supplémentaires

  • Le nouveau portail rassemble pour la première fois des données sur la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents, ainsi que sur les systèmes et le financement de la santé, afin d'éclairer la prise de décision, d'améliorer la transparence et la redevabilité mutuelle.

15 novembre 2021, WASHINGTON D.C. – Le Rapport annuel 2020-2021 du Mécanisme de financement mondial, publié aujourd'hui, montre des progrès mitigés sur les principaux indicateurs de santé dans de nombreux pays parmi les plus pauvres du monde, alors que la COVID-19 continue de perturber les systèmes de santé et les services de santé essentiels pour les femmes, les enfants et les adolescents. Il montre en même temps que le leadership des pays, les financements à long terme et le soutien fondamental du GFF ont contribué à renforcer la résilience, soulignant l'importance de réaliser de nouveaux investissements pour poursuivre sur une trajectoire positive.

Le rapport indique clairement que la pandémie a eu un impact négatif sur les progrès en matière de santé maternelle et infantile dans les pays partenaires du GFF, mettant en péril des années de progrès. Par exemple, les progrès réalisés au niveau des consultations prénatales se sont inversés dans six pays et ont ralenti dans six autres par rapport aux années précédentes. Des tendances similaires ont été observées pour les accouchements sans risque dans les centres de santé, où les progrès se sont inversés dans deux pays et ont ralenti dans neuf autres. Les services de planification familiale ont également diminué dans cinq pays.

L'investissement à long terme dans la santé de la mère, de l'enfant et de l'adolescent associé à un soutien fondamental contribue à renforcer la résilience aux chocs

Les pays qui ont mis en œuvre le programme avec le soutien collectif du partenariat du GFF pendant trois ans ou plus ont enregistré une croissance annuelle moyenne plus élevée en matière de soins liés à la grossesse, d'accouchements sans risque et de planification familiale, que les pays qui n'ont rejoint le partenariat que récemment. Par exemple, le nombre de consultations prénatales s'est amélioré de 23 pour cent par année pour ce premier groupe, comparativement à 3 pour cent pour le deuxième groupe.

Juan Pablo Uribe, directeur mondial pour la santé, la nutrition et la population à la Banque mondiale et directeur du GFF a déclaré : « Lorsque les pays sont en mesure de donner la priorité et d'investir dans la santé des femmes, des enfants et des adolescents en renforçant les services de première ligne, leurs systèmes de santé sont plus résilients et capables de résister aux chocs. Malgré les défis liés à la COVID-19, les progrès réalisés dans l'ensemble du portefeuille du GFF illustrent la nécessité d'investissements soutenus et accrus pour aider les pays à répondre à la pandémie et à renforcer la résilience en consolidant les soins de santé primaires et la prestation de services de première ligne. »  

Près des deux tiers des pays ayant bénéficié du soutien du partenariat du GFF pendant trois ans ou plus ont réussi à réduire les écarts en matière d'équité géographique malgré la COVID-19. En revanche, les pays qui ont récemment rejoint le partenariat ont constaté une augmentation des inégalités géographiques pour les consultations prénatales et postnatales, les accouchements dans un établissement de santé, la vaccination et la planification familiale.

Les tendances positives dans l'ensemble du portefeuille de pays partenaires sont les suivantes :

  • Le Mozambique a augmenté la couverture prénatale de 49 pour cent en 2018 à 53 pour cent en 2019 et 59 pour cent en 2020
  • Le Kenya a augmenté les accouchements assistés de 67 pour cent en 2019 à 78 pour cent en 2020
  • L'Ouganda a accéléré le taux de progression du recours aux consultations prénatales, passant d'une croissance moyenne de 9,3 pour cent entre 2016 et 2019 à une croissance de 10,7 pour cent entre 2019 et 2020

Les progrès restent fragiles  

Avec des résultats variables et des systèmes de santé vulnérables, les progrès restent fragiles – laissant de nombreuses femmes, enfants et adolescents, en particulier les plus pauvres et ceux qui sont difficiles à atteindre, sans accès aux services essentiels. D'après les nouvelles données sur les perturbations des services, on estime que pour chaque décès officiellement déclaré lié à la COVID-19, plus de deux femmes et enfants ont perdu la vie en raison des perturbations des systèmes de santé depuis le début de la pandémie.

Depuis le début de la pandémie, le GFF a fourni un soutien technique et financier aux pays pour qu'ils planifient, financent et mettent en œuvre des changements stratégiques afin de maintenir les services essentiels tels que la santé reproductive et la nutrition, et de répondre aux contraintes liées à la demande. Au début de l'année, le GFF a lancé une initiative visant à collecter 1,2 milliard de dollars américains pour aider les pays à « relancer les progrès » réalisés compte tenu des effets dévastateurs de la pandémie sur la santé des femmes, des enfants et des adolescents. En tant que partenaire de mise en œuvre de l'Accélérateur-ACT, le GFF aidera les pays à protéger les services de santé essentiels, à renforcer les systèmes de santé, à préparer le déploiement des outils COVID-19 et à œuvrer pour une relance résiliente et inclusive.

Lancement d'un nouveau portail de données

Pour faire progresser son approche axée sur les pays et les données, le GFF lance un nouveau portail de données qui rassemble pour la première fois des données transparentes et accessibles sur la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents, les systèmes de santé et le financement, afin de faciliter l'utilisation des données pour la prise de décision, la transparence et la redevabilité mutuelle. Le portail permettra de suivre les indicateurs de santé et de nutrition dans 36 pays, y compris des cartes de données infranationales interactives et des données sur les tendances temporelles.

« Le rapport de cette année montre la puissance du partenariat du GFF dont l'action collective a aidé les pays à tracer la voie vers une relance plus inclusive, mais la fenêtre d'opportunité se referme et il est urgent d'agir maintenant », a déclaré Pauline Irungu, représentante de PATH et des OSC. « Grâce à son modèle piloté par les pays, et avec des investissements accrus de la part des bailleurs de fonds et des gouvernements partenaires, les pays et les communautés peuvent continuer à opérer les changements nécessaires pour garantir le droit à la santé pour toutes les femmes, tous les enfants et tous les adolescents. »

« Alors que nous travaillons ensemble pour mettre fin à cette pandémie, nous avons les yeux tournés vers l'avenir. Le GFF s'efforce de garantir que nos  investissements et ceux de nos pays partenaires réalisés aujourd’hui nous remettent sur la bonne voie le plus rapidement possible et bâtissent  un avenir meilleur pour les femmes, les enfants et les adolescents », a déclaré Monique Vledder, cheffe du Secrétariat.


Contact : Nansia Constantinou ; nconstantinou@worldbankgroup.org | +1 202.458.5008

À propos du Mécanisme de financement mondial

Le Mécanisme de financement mondial (GFF) est un partenariat à multiples parties prenantes de la Banque mondiale qui soutient les efforts menés par les pays pour améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents. Avec le GFF, les pays réalisent des investissements plus intelligents, plus prioritaires et axés sur les résultats, pour un impact plus important sur la santé, la nutrition et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents ; ils mettent en place les capacités nécessaires pour assurer un financement plus durable de ce programme ; et explorent des moyens plus innovants de travailler avec le secteur privé.

Depuis la création du GFF en 2015, les pays partenaires ont réalisé des progrès considérables dans l’amélioration de la santé maternelle et infantile. Pour en savoir plus, cliquez ici : Rapport annuel