Éthiopie

En tant que pays de la première vague du GFF, l’Éthiopie saisit  les opportunités offertes par le GFF pour engager un processus de transformation pouvant accroître la couverture, la qualité et l’équité des services de santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent(e) (SRMNEA).

Government Contact

Dr. Mizan Kiros

Director, Resource Mobilization Directorate

@FMoHealth

État des lieux

Au cours des dix dernières années, le leadership et la proactivité du gouvernement Éthiopien ont permis de catalyser les efforts et d’améliorer les résultats de SRMNEA et particulièrement ceux liés à la  santé maternelle et infantile. En 2012, soit avec trois ans d’avance, ces efforts ont notamment permis à l’Éthiopie d’atteindre son 4ème Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) : réduire de deux tiers la mortalité des enfants de moins de cinq ans et cela, d’ici à 2015. Cependant, malgré ces évolutions positives, de profondes disparités économiques et géographiques font obstacle à l’amélioration de la SRMNEA. Par exemple, la proportion d’accouchements en présence d’un personnel de santé qualifié varie de 10 pour cent dans la région de l’Afar à 86 pour cent dans la capitale, Addis-Abeba (DHS, 2014).

Plateforme nationale

L’Éthiopie dispose de systèmes solides de coordination des partenaires pilotés par le Gouvernement et impliquant diverses parties prenantes nationales et internationales du secteur de la santé (incluant la ceux de la SRMNEA). En Éthiopie, le Forum Consultatif Conjoint représente la plus haute instance  dirigeante permettant à l’État, aux partenaires de développement ainsi que d’’autres parties prenantes de dialoguer sur les politiques sectorielles et les réformes. Le Forum Consultatif Conjoint  contrôle également la mise en œuvre du Partenariat International de la Santé (IHP+), du Fonds pour les Objectifs de Développement Durable  (SDGF) et d’autres projets soutenus par les donateurs. Le Comité de Coordination Conjoint représente l’entité technique du Forum Consultatif Conjoint. L’Éthiopie envisage de faire de ces systèmes sa plateforme pour le GFF. Cette plateforme nationale bénéficiera de l’appui d’un groupe de travail technique qui se concentrera sur le financement de la santé.

Dossier d’Investissement

Le Plan de Transformation du Secteur de la Santé (HSTP) de l’Éthiopie est un plan chiffré s’étendant sur cinq ans. Les investissements en matière de  SRMNEA  font partie intégrante du HSTP. Ce plan propose des interventions multisectorielles – incluant des interventions pour l’enregistrement et les statistiques de l’état civil et pour la nutrition – qui ciblent à la fois les usagers et les prestataires. Le HSTP met également l’accent sur le rôle  important des partenariats pour la mobilisation d’un soutien  permettant d’accélérer l’obtention de résultats durables en matière de SRMNEA.

De plus en plus de  de partenaires désirent aligner leurs financements afin de soutenir l’expansion de la SRMNEA en Éthiopie. Ces partenaires incluent notamment le Département Britannique du Développement international (DfID), le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, The Power of Nutrition, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et la Banque Mondiale et cela, avec les ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA) et le Fonds Fiduciaire du GFF.

Stratégie de financement de la santé

Afin d’appuyer son plan pour une couverture de santé universelle, le Gouvernement de l’Éthiopie finalise actuellement sa stratégie de financement de la santé pour guider les investissements et mobiliser des ressources nationales. À cette fin, le Gouvernement  prévoit (1) de recourir à des financements innovants, sous la forme, par exemple, de taxes sur l’alcool et le tabac, et de mobiliser des acteurs non étatiques tels que le secteur privé ; (2) d’accroître les dépenses de santé publique et d’optimiser l’allocation des ressources et, (3) d’attirer des financements complémentaires. Par ailleurs, pour éviter les dépenses de santé catastrophiques liées aux paiements directs versés par les patients, la stratégie éthiopienne de financement de la santé propose d’instaurer des filets de sécurité sociale dans le secteur formel ainsi qu’un système d’assurance santé à base communautaire dans le secteur informel.